Une rentrée du bon pied !
Une rentrée du bon pied !
A quelques jours de la rentrée scolaire, que vous retrouviez les bancs de l’école, de la fac ou encore votre siège de bureau, comment aborder cette période de façon plus durable ?
Le début de l’année scolaire est souvent un moment de renouveau, l’occasion pour nombre d’entre nous de repartir sur de bonnes bases (au même titre que les résolutions de début d’année !)
Limiter le gaspillage de matériel
Afin de limiter le gaspillage de fournitures scolaires et son impact, nous pouvons simplement commencer par ne pas acheter ce que nous possédons déjà. Le tri et le réemploi sont le meilleur moyen d’éviter des dépenses superflues. S’il est toutefois nécessaire de se procurer de nouvelles fournitures, les achats groupés ou la seconde main peuvent être envisagés en première intention.
Les associations comme Emmaüs (Mundolsheim ou Scherwiller) proposent bien souvent du matériel de seconde main en parfait état. La plupart des fournitures sont issues de dons de particuliers. Nous pouvons d’ailleurs profiter des collectes solidaires pour donner les articles dont nous n’avons plus besoin et qui pourraient servir à d’autres.
Cela concerne aussi les vêtements, le matériel sportif ou encore les instruments de musique. La seconde main offre l’avantage de réduire considérablement le budget, tout en réduisant le gaspillage et les déchets.
Enfin, prendre soin de ses fournitures scolaires et équipements permet de prolonger leur durée d’utilisation.
Les labels environnementaux des fournitures scolaires

Les écolabels se sont multipliés ces dernières années, à la faveur du Grenelle de l’environnement initié en 2008. Au départ, les labels étaient surtout présents sur les articles de marques ; désormais, ils se trouvent aussi sur les produits de la grande distribution. Mais sont-ils fiables ?
Les certifications forestières sont les plus répandues. Il en existe deux : PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification) et FSC (Forest Stewardship Council), qui visent à garantir que les fibres utilisées pour fabriquer le papier proviennent de forêts gérées durablement. Ces deux certifications font l’objet de contrôles indépendants ; néanmoins elles subissent des critiques récurrentes en raison d’exigences jugées trop faibles ainsi que de l’insuffisance de ces contrôles. En outre, ces deux labels concernent l’origine de la matière première mais n’apportent aucune garantie sur les procédés de fabrication du papier.
De son côté, l’Écolabel européen est plus complet, avec des exigences portant sur toutes les étapes du cycle de vie du produit. Ainsi, l’origine des matières premières est connue et tout le processus de fabrication est encadré.
Les critères portent aussi sur l’aptitude au recyclage, après utilisation : les colles et les encres utilisées ne doivent pas gêner la démarche. Selon l’Ademe (Agence pour la transition écologique), l’Écolabel européen « couvre les impacts environnementaux les plus importants, excepté l’épuisement de la ressource en eau ». Il est donc à privilégier dès que possible, bien qu’un cahier dont le papier est écolabellisé puisse comporter une couverture en plastique.
Le recyclé : une bonne option !
Pour réduire l’empreinte environnementale, le papier recyclé est une bonne option. Les labels FSC, PEFC, Écolabel européen sont généralement utilisés mais c’est le label d’origine allemande Ange bleu (ou Blauer Engel, ou Blue Angel) qui fait figure de référence avec un niveau d’exigence élevé.
Toutefois, il faut tolérer un papier moins blanc (la teinte est grisée), ce que les consommateurs français ont encore du mal à accepter, contrairement aux consommateurs Outre-Rhin.
Des équipements numériques durables

Le matériel informatique est source de problèmes chroniques, tant par l’extraction des minerais nécessaires à sa fabrication que par les déchets engendrés par les appareils en fin de vie.
Pourtant, de plus en plus d’élèves de lycée (mais aussi de collège) sont contraints de s’équiper. Or, le matériel numérique est coûteux et source d’inégalités entre les familles.
Certaines régions ont mis en place des mesures (don d’ordinateur, prêt ou aide à l’acquisition) afin de gommer ces inégalités. C’est le cas notamment de la Région Grand Est, qui fournit gratuitement un ordinateur portable à chaque élève entrant au lycée : https://www.grandest.fr/actualites/rentree/
Des solutions existent également pour s’équiper sans se ruiner, tout en préservant notre environnement. Par exemple en se procurant du matériel d’occasion, qui aura également l’avantage d’être beaucoup moins coûteux. En Alsace, des organisations telles que Desclicks, Envie et Humanis informatique proposent des solutions en ce sens.
Les équipements numériques peuvent aussi se louer. Une démarche qui s’inscrit dans l’économie de fonctionnalité, où l’usage du produit prime sur sa possession. Elle permet d’optimiser l’utilisation des appareils, en allongeant leur durée de vie (grâce à leur entretien) et en limitant les impacts environnementaux dus à la fabrication de matériel neuf. La coopérative strasbourgeoise Commown offre ce type de service.
Faire bouger les lignes en milieu professionnel
Au sein des entreprises et administrations, n’hésitons pas à nous tourner vers les délégations du personnel, les référents RSE – s’ils existent – ou les directions afin de les sensibiliser aux impacts environnementaux de nos équipements. Nous pouvons ainsi contribuer collectivement à une meilleure prise en compte de ces enjeux sur nos lieux d’étude ou de travail.

