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Traces de pesticides dans les fruits et légumes : une bonne raison de passer au bio !

L’association génération future, reconnue d’utilité publique par le ministère de la Santé, a publié ce 19 février un rapport sur les résidus de pesticides dans les aliments. Les résultats s’appuient sur des données officielles de la direction générale de la répression des fraudes. Elles portaient sur 11 103 échantillons (fruits et légumes issus de l’agriculture conventionnelle) entre 2012 et 2016 en France.

Ces résultats révèlent qu’en moyenne 73 % des échantillons de fruits et 41 % de légumes testés contenaient des résidus de pesticides. L’association a établi un classement des 19 fruits et des 33 légumes non bio les plus contaminés en substances chimiques. Pour les fruits, les trois plus contaminés sont le raisin (89 %), les clémentines et mandarines (88,4 %) et les cerises (87,7 %). Tandis que les prunes (34,8 %), les kiwis (27,1 %) et les avocats (23,1 %) sont les moins exposés. Du côté des légumes, ce sont les céleris branche (84,6 %), les endives (72,7 %) et les laitues (65,8 %) qui sont en haut du tableau, à l’inverse les betteraves (4,4 %), les asperges (3,2 %) et le maïs (1,9 %) sont quasiment épargnés.

Si la majorité des fruits et légumes testés comportaient des traces de pesticides, la part d’échantillons présentant des taux supérieurs aux limites maximales de résidus fixées légalement par l’Union européenne était moindre. Mais cela reste inquiétant : 2,7 % des échantillons de fruits analysés dépassent notamment ce seuil, dont 6,6 % des cerises, 4,8 % des mangues et papayes, et 4,4 % des oranges.

Même s’il s’agit de traces, c’est l’accumulation répétée de résidus chimiques dans l’organisme qui pose problème. Et nous sommes impactés à tous les niveaux (alimentaire, mais aussi via les textiles, les peintures, les colles, les produits ménagers...). Une bonne illustration de l’intérêt de passer aux fruits et légumes bio et locaux pour limiter ces impacts. L’achat de produits bruts ou peu transformés en agriculture biologique, en local, ne coûtera pas forcément plus cher. Cela nécessitera peut-être en revanche plus de temps pour les préparer et les cuisiner. Mais si c’est pour préserver notre santé, est-ce que ça ne vaut pas le coup ? 

pesticides fruits et légumes