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A quoi sert vraiment la RSE?

La RSE, c’est la responsabilité sociale/sociétale/socio-environnementale (au choix) des entreprises. Un terme pas toujours très clair. Pourtant, sans le savoir, beaucoup la pratique ! C’est une démarche volontaire de l’entreprise, qui implique de trouver un équilibre entre enjeux économiques, sociaux, environnementaux et sociétaux dans ses activités et dans les interactions avec ses parties prenantes (collaborateurs, clients, fournisseurs, actionnaires, acteurs du territoire…). L’objectif est de diminuer ses impacts négatifs et augmenter ses impacts positifs sur la société.

Il existe plusieurs façons de mettre en place une telle démarche. Certains vont se concentrer sur les conditions de travail de ses salariés afin de diminuer le nombre d’accidents du travail dans une activité à risque. D’autres se tourneront vers l’approvisionnement auprès d’entreprises sociales ou équitables ou encore dédieront leurs actions à la réduction des inégalités hommes/femmes.

Il y a une problématique liée à l’image de l’entreprise, certes, mais c’est loin d’être la seule motivation et le seul bénéfice ! Lorsque la RATP, par exemple, privilégie l’embauche de jeunes de banlieues d’Ile-de-France, elle a un impact positif sur l’emploi du territoire tout en s’assurant une meilleure acceptation dans les quartiers où ses bus circulent.
Il y a aussi un enjeu en interne, pour la motivation des équipes. Les jeunes sont particulièrement en recherche de sens dans leur travail et l’implication de leur entreprise sur le territoire, auprès du tissu associatif, ou en termes d’impact environnemental par exemple, les motive. Par ailleurs, les consommateurs sont de mieux en mieux informés et donc de plus en plus exigeants ce qui insiste d’autant plus les entreprises à s’impliquer dans ce type de démarche. Le responsable de Schneider Electric pointe ce fait et y ajoute la pression des ONG internationales : « Elles ont un regard mondial sur la responsabilité des entreprises à propos de l’environnement, de la pauvreté ou encore des droits de l’homme ».

Mais cela implique également que les entreprises soient vigilantes et gare au « social-washing ». Une communication trop précoce au regard de la démarche réelle ou un manque d’investissement qui peine à convaincre les salariés seront au contraire contre-productifs. Il existe cependant des normes qui certifient la responsabilité sociétale (ISO 26 000). Le problème réside surtout dans le fait que si beaucoup de grandes entreprises disposent d’un responsable RSE, peu d’entre elles y consacrent un budget réel. Des progrès restent à faire mais le potentiel est prometteur !