Site à but non lucratif, ZIGetZAG.info vous présente des producteurs alsaciens qui développent une offre de produits et services réellement responsables, garantis par une charte éthique.

La bio meilleure pour la santé !

Pour la première fois, une étude (française) établit un lien entre alimentation bio et baisse du risque de cancer. Elle a été publiée dans le journal Jama Internal Medicine le lundi 22 octobre et a été réalisée auprès de 70 000 personnes de la cohorte NutriNet. Ces dernières ont été interrogées sur leur consommation d'aliments biologiques, puis suivies pendant sept ans. Selon les auteurs, les gros consommateurs de produits issus de l’agriculture biologique avaient un risque inférieur de 25 % de se voir diagnostiquer un cancer par rapport aux plus faibles consommateurs. Chez ces derniers, « on retrouve 6 cas de cancers en plus pour 1 000 personnes », précise Emmanuelle Kesse-Guyot, directrice de recherche à l'Inra (Institut national de la recherche agronomique) et coauteur de l'étude.

L’étude a pris en compte plusieurs facteurs de risques pouvant être associés au cancer (hygiène de vie, facteurs sociodémographiques et risques familiaux), et cela n’a pas modifié les résultats.

Pour la ministre des solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, « ça favorise la politique du gouvernement qui est de mettre 50 % de bio dans les cantines. C'est tous les efforts que nous faisons pour favoriser la transition écologique de notre agriculture ». Aujourd’hui, 1 Français sur 6 déclare manger bio, mais le principal frein cité est toujours le même : le prix des produits.

Pourtant, une alimentation principalement bio n'est pas forcément beaucoup plus chère, à condition de privilégier les produits bruts et de cuisiner soi-même. Les produits transformés (et en particulier les plats préparés), déjà chers en conventionnel, sont effectiviement plus honéreux encore en bio. Il faut également penser au prix dans sa globalité. En effet, si la bio nécessite plus de mains d'oeuvre, est davantage soumise aux aléas climatiques et a un rendement plus faible, ce qui entraîne une hausse des coûts, l'usage de pesticides entraîne des coûts cachés. Ils sont de plusieurs natures : liés aux dégâts environnementaux, aux frais de santé (des agriculteurs, riverains et parfois consommateurs) ainsi qu'à des destructions d'emplois.

Privilégier une alimentation bio et locale est la solution idéale pour préserver la santé, l'environnement et le tissu économique de son territoire.